Le boom du financement participatif

Le financement participatif ou crowdfunding est devenu en quelques années le moyen d’aider au financement de projets. Concept venu des Etats-Unis, le financement participatif a considérablement évolué et est désormais accessible par tout un chacun et pour presque n’importe quel projet.

LES DÉBUTS DU CROWDFUNDING

Les premiers financements participatifs, tel qu’on l’entend aujourd’hui, ont commencé dans les années 2000 aux Etats-Unis. A cette époque, ce sont essentiellement des artistes musicaux qui utilisent ce nouveau système de financement pour enregistrer et produire leur album. En France, le crowdfunding est apparu il y a une dizaine d’années surfant sur la vague américaine du financement de chanteurs et de musiciens. La plateforme My Major Company créée en 2007 en est un exemple et a acquis une certaine notoriété avec le financement des albums des chanteurs Grégoire et Irma.

Deux ans après, en 2009, KissKissBankBank devient rapidement une plateforme de référence pour le financement participatif. Des start-ups y trouvent un moyen de se faire aider là où les banques leur ont fermé les portes. C’est sur cette plateforme que les fonds pour la réalisation du film documentaire Demain ont été récoltés en 2014. En 2010, KissKissBankBank se fait concurrencer par Ulule, une plateforme généraliste qui décolle aussi très rapidement. Le financement participatif évolue et devient désormais accessible à tous les porteurs de projets, qu’ils soient des particuliers ou des professionnels.

Entre 2016 et 2017, les fonds déposés sur les plateformes de crowdfunding ont augmenté de 44 %. Ce sont près de 336 millions d’euros qui ont été collectés en 2017.

UN PHÉNOMÈNE EN VOGUE

A la vue du succès de certaines plateformes de crowdfunding qui aident au financement de projets culturels, associatifs, personnels, sportifs et de bien d’autres encore, le phénomène prend de l’ampleur. A la fois au niveau des porteurs de projets qui sont de plus en plus nombreux et au niveau des plateformes qui se diversifient pour mieux cibler leurs donateurs.

Pourquoi les artistes et les start-ups devraient-ils être les seuls à profiter de l’intérêt des donateurs ? En ouvrant le financement participatif à pratiquement tous les domaines, les plateformes ont permis à des particuliers de concrétiser des projets qui n’auraient pas pu voir le jour sans la générosité d’inconnus. Profitant de ce potentiel, des plateformes se sont spécialisées et on voit apparaître de nouvelles dénominations :

  • le crowdfunding equity, destiné à l’investissement d’un capital dans des start-ups. L’objectif étant de percevoir à moyen terme une partie des bénéfices réalisés par l’entreprise
  • le crowdlending, où des particuliers prêtent de l’argent (prêt rémunéré ou non) à un porteur de projet

Après de débuts timides, le financement participatif devient un des premiers moyens d’obtenir de l’argent pour faire aboutir son projet. Et la réticence de certaines banques à prêter de l’argent ne fait qu’accroître la notoriété du crowdfunding. Celui-ci a donc encore de beaux jours devant lui.

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